Ce que m’a appris le programme PDG pour un mois d’Adecco

Par : Olivia Poulin

Olivia Poulin, #PDG1mois d’Adecco Canada, nous raconte son expérience et ce qu’elle a appris à propos des affaires, du leadership et d’elle-même.

Si on vous confie un poste de direction dans un secteur que vous connaissez peu, vous allez découvrir et apprendre beaucoup de choses. Je m’adapte facilement et sans rechigner à de nouveaux milieux ainsi qu’à de nouvelles tâches ou personnes, alors j’avais vraiment envie de participer au programme : une toute nouvelle vie pendant un mois! J’ai quitté Niagara Falls pour m’installer dans un appartement au centre-ville de Toronto, monté à bord d’un Uber pour la première fois et fait mon épicerie à pied. J’ai accompagné Gilbert Boileau, le PDG d’Adecco Canada, et rencontré des PDG, directeurs, gestionnaires, recruteurs et représentants des ventes, participé à des réunions et soupers avec des clients, visité des succursales et de gigantesques entrepôts. J’ai passé une journée à Montréal et à Ottawa, où j’ai observé les recruteurs à l’œuvre et dîné avec de nouveaux collègues. J’ai eu des discussions éclairantes et stimulantes avec Gilbert et divers gestionnaires. J’ai parlé avec des candidats et des employés temporaires de leur expérience chez Adecco, et offert une présentation d’une heure trente à l’équipe de direction lors de ma dernière journée. Pas besoin de vous dire qu’il y avait beaucoup à assimiler! D’ailleurs, dans ce billet, j’aimerais partager avec vous quelques réflexions sur mon passage chez Adecco Canada, en espérant qu’elles vous seront utiles.

CE QUE J’AI APPRIS SUR LES AFFAIRES ET LE POSTE DE PDG

Des rencontres… et encore des rencontres!

Dès la première semaine, j’ai chaussé mes souliers de PDG en prenant part à tous les appels de Gilbert et Doug Hamlyn, vice-président, Finances, aux succursales canadiennes. Chacun devait durer 30 minutes, ce qui signifie 20 HEURES au téléphone. J’observais Doug et Gilbert, très attentifs aux propos des directeurs de succursale, du premier au dernier, malgré la fatigue.

Par la suite, j’étais constamment aux côtés de Gilbert, notamment lorsqu’il discutait avec les ventes nationales ou les succursales, dînait ou soupait avec les clients, menait ses rencontres individuelles hebdomadaires ou s’entretenait avec ses supérieurs du siège social des États‑Unis. J’adorais mettre un visage sur certaines des voix entendues la première semaine. Surtout, c’était le moment d’en apprendre le plus possible sur une industrie que je devais apprivoiser. Nous n’avions pas beaucoup de temps d’un rendez-vous à l’autre, alors j’ai trouvé réponse à bon nombre de mes questions en consultant mes collègues, en faisant des recherches et en bavardant avec Gilbert pendant nos déplacements.

Ce mois m’a fait connaître une des grandes lois du leadership : être PDG, c’est être en réunion! Mais ce n’est pas tout : c’est aussi gérer des gens et des équipes afin de faire du succès de votre entreprise une affaire collective.

La valeur du travail d’équipe

Nous connaissons tous l’importance du travail d’équipe, mais j’ai réalisé à quel point chaque personne compte sur son équipe. Être PDG ne signifie pas qu’on peut faire cavalier seul et prendre toutes les décisions dont on a envie. Au contraire, le PDG est encore PLUS responsable envers les personnes autour de lui – au-dessus et en dessous. Après tout, derrière chaque PDG, on trouve une dizaine, voire une centaine de postes. En participant à toutes ces réunions et en me familiarisant avec le quotidien de Gilbert, j’étais plus que jamais convaincue de la valeur du leadership au service des autres.

Le travail de Gilbert, c’est de trouver des moyens d’appuyer les équipes de l’entreprise, pour rendre celle-ci encore plus efficace. C’est ce que j’ai saisi en passant du temps avec l’équipe de direction au siège social de Toronto, en participant à une réunion d’une journée des directeurs de succursale à Québec et en côtoyant des recruteurs – tout ça m’a donné un portrait d’ensemble de chaque échelon de l’organisation. Ayant vu tant de beaux milieux de travail où les gens sont heureux, motivés et s’entraident, je ne suis pas surprise qu’Adecco fasse partie du palmarès des meilleurs lieux de travail au Canada pour une deuxième année d’affilée!

CE QUE J’AI APPRIS SUR LE LEADERSHIP

Connaître ses dossiers

En tant que leader et PDG, vous n’avez pas le choix de maîtriser vos dossiers. D’ailleurs, mon respect pour Gilbert augmentait chaque fois qu’il discutait avec aplomb et en détail de la réalité d’une succursale, d’un VMS ou de l’industrie du recrutement. Avec 40 succursales au pays ainsi qu’une multitude de clients et d’employés temporaires ou permanents, il y a tant à retenir, mais il réussit à demeurer à jour. C’est facile de démasquer quelqu’un qui invente des renseignements pour avoir l’air intelligent ou dans le coup, mais un leader qui agirait ainsi perdrait toute crédibilité. Quelque chose vous échappe? Mieux vaut l’admettre et tâcher d’obtenir l’information. Il s’agit aussi d’une forme de leadership et j’ai pu l’observer autant chez Gilbert que chez des recruteurs, des directeurs de succursale et des vice-présidents régionaux, qui n’ont pas hésité à demander de l’aide afin de prendre des décisions plus éclairées.

CE QUE J’AI APPRIS SUR ADECCO

L’industrie du placement

Longtemps, j’ai tenu pour acquis que vous travaillez forcément pour l’entreprise dont vous portez les couleurs : j’ignorais que dans certains cas, on fait appel à une main-d’œuvre externe. Ainsi, Adecco veille sur tout – de l’affichage des descriptions de poste à la supervision sur place en passant par la réception des candidatures, les entrevues et l’intégration des nouveaux venus – pour aider ses employés temporaires à dénicher du boulot ailleurs. Ceux-ci travaillent donc pour une autre entreprise et sur ses sites de travail, mais sont considérés comme étant des employés d’Adecco (c’est-à-dire qu’ils sont payés par elle et profitent de son régime d’avantages sociaux). Voilà qui facilite la vie des entreprises qui ont besoin de personnel pour un contrat à court terme, ou qui doivent procéder à des embauches massives en période de pointe. Les emplois temporaires sont une excellente façon d’acquérir une expérience variée au sein de différentes entreprises tout en touchant un bon salaire.

Adecco change des vies

Durant mon mois comme PDG, j’ai pu étudier le parcours des candidats. Chemin faisant, j’ai entendu des histoires qui font chaud au cœur et prouvent qu’Adecco peut changer des vies. Nouveaux diplômés, adultes qui réintègrent le marché du travail, immigrants récemment arrivés au Canada : cette entreprise aide tout le monde à dénicher un emploi gratifiant. Combien de fois ai-je entendu le récit de personnes qui avaient du mal à trouver du travail, qui peinaient à assurer leur subsistance et celle de leur famille, et qui ont pu compter sur Adecco?

Les gens sont très surpris lorsqu’ils apprennent que les services de recherche d’emploi d’Adecco sont gratuits pour les candidats. L’entreprise a des relations avec des milliers d’employeurs en quête d’une main-d’œuvre compétente; son rôle d’intermédiaire permet chaque semaine à des milliers de personnes de décrocher un emploi. Pour bien des gens, être sans travail n’est pas une option, et la perspective de vivre sans revenu stable est angoissante. L’expérience de plusieurs employés temporaires m’a fait sourire et m’a permis de mettre en perspective le formidable boulot que fait Adecco.

Croire en la prochaine génération

Ma participation au programme PDG pour un mois le prouve : Adecco croit en la prochaine génération. C’est une grande marque de confiance que de permettre à quelqu’un d’accompagner un PDG au quotidien, et je suis infiniment reconnaissante pour la transparence dont tous ont fait preuve et pour cette volonté de me guider tout au long de l’aventure. Ce que je viens de vivre, c’est le signe qu’ils se tournent vers nous, la relève, et ne demandent pas mieux que de compter sur nos talents et nos points de vue. À nous de leur montrer que cette confiance est justifiée en combinant effort, responsabilité et passion!

CE QUE J’AI APPRIS SUR MOI-MÊME

Médias sociaux

Le premier jour, lors des appels avec les succursales, je gardais mon téléphone à portée de main pour chercher sur Google les termes qui m’échappaient et en savoir plus sur les clients. Et quand je me contentais d’écouter la conversation, je voyais tout de même les notifications de Snapchat, Instagram et Facebook apparaître sans arrêt à l’écran. Je ne vérifiais pas de quoi il s’agissait, mais n’empêche : ça me déconcentrait. Le soir même, en rentrant chez moi, j’ai donc désactivé ces fameuses notifications. Dès le lendemain, j’ai tout de suite remarqué une hausse de ma productivité. J’étais moins souvent dérangée et j’avais l’impression de mieux contrôler mon usage des médias sociaux. D’ailleurs, depuis la fin du programme, je n’ai rien réactivé : ça fait du bien de vivre dans l’instant présent. Je ne consulte plus les Facebook et compagnie que quand je suis seule et que j’en ai envie.

L’heure du lit

Je dis moi-même que je suis un oiseau de nuit. Durant mes quatre dernières années à l’université, mon pic de productivité a toujours eu lieu entre 23 h et 2 h. J’avais un horaire chargé, si bien qu’entre mes cours, mon entreprise, mes responsabilités envers l’église, mes passe-temps, le sport, ma vie sociale, le temps passé avec ma famille et le reste, je passais rarement plus de quelques heures au même endroit. Ne dormir que cinq heures était difficile, mais j’y arrivais. Une fois à Toronto, cependant, j’ai dû apprendre à me concentrer sur une seule chose pendant plusieurs heures d’affilée : Adecco. Avec le recul, je suis un peu gênée de penser à certains moments où j’étais si épuisée que j’avais du mal à garder les yeux ouverts et à ne pas lutter contre le mal de tête pendant les réunions. J’ai fini par comprendre qu’il fallait revoir mon horaire de sommeil : je me suis promis d’être au lit à minuit. Auparavant, c’était le moment où je commençais à prendre mon élan; j’avais deux heures productives devant moi. Maintenant? Dodo. Depuis mon passage à Adecco, je ne me couche pas systématiquement à minuit, mais j’ai fait du chemin depuis l’époque où les petites heures étaient la norme. Une bonne nuit de sommeil, c’est meilleur pour ma santé, et ça m’aide à donner le meilleur de moi‑même au travail.

Charge de travail et priorités

Je suis de nature tenace. Peu importe le contexte, je suis toujours convaincue que je peux arriver à mes fins. En juin, en plus de devoir respecter mon horaire et mes livrables de PDG, je devais produire des rapports et terminer des projets pour l’équipe mondiale d’Adecco, je suivais un cours d’un crédit, gérais mon entreprise à distance et m’acquittais de mes responsabilités régionales envers mon église, tout ça en essayant de dormir, de faire de l’exercice et de garder le contact avec parents et amis. Ma ténacité a donc été mise à l’épreuve, mais en établissant mes priorités, en me fixant mes propres attentes et en me consacrant pleinement à mon travail, j’ai réussi à accomplir tout ce qui devait l’être. Selon la loi de Parkinson, le travail à faire augmente en proportion du temps dont on dispose pour le réaliser, et j’ai pu mesurer les conséquences négatives de ceci à plusieurs reprises, peinant à respecter des échéances pourtant fixées des jours ou des semaines à l’avance. Chez Adecco, j’ai appris à accomplir chaque tâche en lui consacrant un bloc de temps concentré; j’évitais ainsi qu’elle devienne impossible à gérer dans le tourbillon de mes responsabilités.

Durant ce mois, j’ai été mise au défi, j’ai beaucoup appris, j’ai travaillé fort et j’ai eu beaucoup de plaisir en cours de route. Je suis tellement reconnaissante de la confiance qu’on m’a témoignée et des liens que j’ai tissés. Gilbert a été un formidable mentor, qui m’a montré comment avoir du succès comme PDG et susciter le changement au sein d’une organisation. Je recommande chaleureusement le programme PDG pour un mois aux entrepreneurs en herbe et à quiconque est curieux et avide d’apprendre.

Merci à tous de soutenir ce programme et de m’avoir permis de faire partie de la famille Adecco. Si ce n’est pas déjà le cas, je vous invite à me suivre sur les réseaux sociaux… il me reste encore quelques projets à terminer pour la chance de participer au Bootcamp mondial, et je serais enchantée de pouvoir compter sur votre appui. Vous me trouverez sur Instagram (@poulin09) et sur Twitter (@oliviapoulin). N’oubliez pas d’utiliser le mot-clic #PDG1mois.

Vous voulez en savoir plus sur Olivia et le programme #PDG1mois? Lisez son billet précédent, Le programme PDG pour un mois 2019 d’Adecco Canada, ça vous intéresse? Voici ce que vous devez savoir.



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Le programme PDG pour un mois 2019 d’Adecco Canada, ça vous intéresse? Voici ce que vous devez savoir.

par Olivia Poulin

La #PDG1mois d’Adecco Canada, Olivia Poulin, nous dit à quoi on peut s’attendre.

Le processus de candidature

La première étape consiste à créer un profil, un CV et une lettre de motivation sur le site Way to Work. Il n’y a pas vraiment d’instructions pour la lettre : seulement une boîte de texte vide, et la question « Qu’est-ce qui vous motive? ». J’avais donc carte blanche pour me faire valoir (j’ai choisi de le faire en une page). J’ai reçu un courriel du siège social de mon pays : je figurais parmi les 30 meilleurs candidats, et je devais envoyer une vidéo d’une minute et un texte décrivant comment j’incarne les valeurs fondamentales d’Adecco. Après avoir été choisie parmi les trois finalistes, je me suis entretenue sur Skype avec le PDG, Gilbert Boileau. C’était notre première conversation, alors j’étais nerveuse, mais je voulais lui montrer qui je suis vraiment, et pourquoi j’étais si déterminée à décrocher ce poste. J’ai ensuite passé une entrevue avec un membre de son équipe, puis j’ai reçu un appel m’annonçant que j’avais été choisie. Quelle sensation!

La recherche

Si le programme de 2019 vous intéresse et que vous avez déjà commencé vos recherches, vous êtes sur la bonne voie. Je ne compte plus les heures passées à me renseigner non seulement sur le programme canadien, mais aussi sur le programme mondial, dans le cadre duquel les finalistes participent à un camp de sélection pour la chance d’accompagner Alain Dehaze, PDG mondial du Groupe Adecco. J’ai consulté toutes les vidéos YouTube, tous les articles, tous les profils Twitter et Instagram des anciens participants, tous les mots-clics et j’en passe. Quand en entrevue on m’a demandé ce que je connaissais du programme PDG pour un mois, j’ai pu répondre avec assurance : « Pratiquement tout ». Mais NE VOUS ARRÊTEZ PAS LÀ! Renseignez-vous sur Adecco au Canada et dans les marchés voisins, sur l’industrie du placement et sur nos concurrents. En entrevue, vous pourrez mieux décrire comment votre vécu vous servira pendant le programme, et vous augmenterez vos chances d’être retenu.

Faites preuve de gratitude

Chaque ronde de sélection que vous passez est une occasion d’être reconnaissant de l’expérience et de ce qu’elle vous apprend sur vous-même. L’équipe du marketing examine, note et classe chaque candidature plus d’une fois. Si vous ne passez pas à la ronde suivante, envoyez-lui un courriel pour la remercier de son intérêt. Montrez une gratitude sincère. Nouer une bonne relation pourrait bien vous rapporter plus tard.  Une fois retenu, mesurez bien la chance que vous avez d’apprendre, d’être mis au défi et de faire vos preuves. Vous pourrez observer une société internationale du Fortune 500 à partir du sommet, ce qui n’est pas à la portée de tous en début de carrière!

Suivez votre instinct

Ne vous contentez pas d’imiter les autres : suivez votre instinct. Que recherchent-ils exactement? Il n’y a pas de réponse toute faite.  Sortez des sentiers battus, et amusez-vous avec votre candidature. Faites valoir votre personnalité et votre créativité. Je me rongeais les sangs à regarder les vidéos des autres candidats, et à fouiller l’Internet pour voir à qui je me mesurais. Je comparais par exemple nos expériences et notre scolarité, et je m’inquiétais de ne pas avoir pris la bonne approche dans ma vidéo. Au bout du compte, j’ai été retenue parce que j’ai montré qui j’étais vraiment et mis de l’avant mes expériences pertinentes, ce qui m’amène à mon prochain point.

Soyez authentique

Faites-en sorte que votre vidéo et votre essai représentent QUI VOUS ÊTES. Ça peut sembler cliché, mais j’insiste : soyez vous-même. Quand je me suis présentée au travail le premier jour, je n’essayais pas d’agir d’une certaine façon ou de jouer la comédie. J’étais fidèle à moi-même, et ça m’a bien servi tout au long du programme. J’étais détendue et je pouvais avoir des interactions naturelles et positives. On m’a beaucoup complimentée sur ma cordialité, ma gentillesse, mon optimisme, ma soif d’apprendre, mon authenticité et ma détermination — des qualités que je cultive au quotidien.  Durant mon ultime séance de rétroaction, tenue le dernier jour, on m’a dit que j’étais la même en personne que sur papier, et c’était très important pour moi.

Prévoyez du temps

Vous avez des projets en cours? Annulez-les! Mais non, je blague! (Enfin, presque). De toute ma vie, je n’ai jamais travaillé autant, ni été aussi occupée, que pendant ce mois. Je suivais un cours universitaire en ligne, gérais mon entreprise à distance, veillais à mes responsabilités auprès de mon église et relevais les défis mondiaux d’Adecco, le tout en voyageant, en apprenant, en observant et en travaillant sur mon projet final pour le programme. C’était complètement fou, mais j’ai beaucoup appris sur moi-même (comme vous le constaterez dans mon billet de la semaine prochaine!) et sur ma façon de travailler. Mon conseil : faites en sorte de pouvoir consacrer le plus d’attention et d’énergie possible à votre rôle de PDG pour un mois. Vous en tirerez ainsi le maximum sans vous surmener.

Vivre en solo

Pendant le mois, j’ai vécu à Toronto dans un appartement fourni par Adecco. C’était très rassurant de vivre à proximité du travail pour moi qui viens d’une petite ville où j’ai toujours eu à me déplacer en voiture. C’était plaisant de me déplacer à pied dans la grande ville, de faire l’épicerie sans ma voiture et de profiter des activités palpitantes autour de moi. J’étais à l’aise de vivre seule puisque je l’avais déjà fait, mais si vous n’avez jamais vécu l’expérience, assurez-vous de vous y préparer mentalement!

Défis mondiaux

L’équipe mondiale vous enverra des défis sur une plateforme Web, qui varient selon le mois où vous êtes PDG. J’ai participé au programme en juin, et les compétitions mondiales ont lieu en juin, juillet et août. Les défis sont déverrouillés chaque semaine ou aux deux semaines, et peuvent par exemple consister en des présentations vidéo, des tests de personnalité, des articles LinkedIn, des projets d’innovation ou des rapports. L’objectif? Mettre en valeur vos aptitudes, votre expérience, votre personnalité et ce que vous apprenez en cours de route.

Quoi d’autre?

Les gens chez Adecco sont fantastiques : interagissez avec eux autant que possible. Ils deviendront un peu comme votre famille; tout le monde veut que vous réussissiez et que vous viviez une belle expérience.

Vous serez rémunéré à la fin du mois. Adecco vous fournit un appartement à Toronto et couvre une partie des dépenses d’épicerie.

Ne vous attendez pas à un horaire typique de 9 h à 17 h (surtout les journées de déplacement). Quand les rencontres avec le PDG et le reste de l’équipe prennent toute la journée, vous aurez probablement du travail à faire en soirée.

Contact

Si vous avez des questions ou si vous aimeriez discuter de mon expérience, n’hésitez pas à me contacter. Vous me trouverez sur Instagram (@poulin09) et sur Twitter (@oliviapoulin). N’oubliez pas d’utiliser le mot-clic #PDG1mois.


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CHAMPION D’ACSESS : Adecco Canada Adecco Canada ouvre des portes aux leaders de demain

par ACSESSS Canada

Pour ouvrir grand les portes de son bureau pendant un mois, Gilbert Boileau, président d’Adecco Canada, a dû accepter de sauter dans l’inconnu.

Et il l’a fait. En juin, Gilbert a invité Alana Couvrette (représentée ci-dessus avec lui), une étudiante de 22 ans en administration publique et science politique à l’Université d’Ottawa, à l’accompagner dans ses activités dans le cadre du programme PDG pour un mois de l’entreprise. Au fil de son expérience, Alana devait faire part de ses observations sur les médias sociaux.

Gilbert croit dur comme fer que toute personne, peu importe l’échelon, mérite une occasion de se mettre en valeur, mais il avait ses réserves. « Je m’interrogeais sur la façon dont l’expérience s’articulerait. Pourtant, j’avais envie d’en voir le résultat, précise-t-il. Je devais laisser quelqu’un entrer dans ma “bulle”. Pour que le programme fonctionne vraiment, il fallait qu’Alana puisse me suivre toute la journée. Elle devait toujours être présente, notamment pendant des événements, des rencontres avec des clients et des réunions confidentielles avec d’autres collègues. Au bout du compte, ce fut un franc succès, et je recommande sincèrement à tous les PDG de se prêter à l’exercice. »

L’expérience s’est finalement avérée enrichissante pour lui aussi. « C’était tellement stimulant de transmettre mes connaissances à une jeune personne; j’étais fasciné de voir ma réalité à travers les yeux d’Alana. Cela m’a forcé à prendre conscience de choses que je tenais pour acquises depuis des années. Alana m’a d’ailleurs impressionné à bien des égards. Son énergie et son enthousiasme ont gagné plusieurs équipes. Armée de sa formation en politique, elle était curieuse et inquisitrice, et elle m’a posé des questions assez difficiles. Comme elle connaissait très peu notre domaine, j’ai dû lui expliquer bien des choses, ce qui m’a amené à réfléchir à mes façons de faire. »

Alana a été la toute première personne choisie, parmi plus de 2 300 candidats, comme PDG pour un mois d’Adecco Canada; ce programme mondial s’inscrit dans l’initiative Way To Work de l’entreprise. L’enthousiasme de Gilbert à l’égard du programme et sa volonté d’y participer ont été éveillés par l’allocution de la lors d’une conférence internationale de l’entreprise.

« Ce programme nous positionne comme chef de file du secteur : il nous permet d’attirer la prochaine génération de leaders grâce à notre milieu de travail souple, ouvert et inclusif, explique Christine Marinho, directrice du marketing du Groupe Adecco au Canada. Les milléniaux représentent 37 % de la main-d’œuvre au Canada, et 28 % d’entre eux occupent des postes de direction. À l’heure où les baby-boomers quittent peu à peu le marché du travail, nous voulons créer un environnement propice au développement des leaders, au partage des idées et au mentorat à tous les niveaux. Avec le programme PDG pour un mois, nous joignons le geste à la parole : nous ouvrons des portes à un leader exceptionnel, qui racontera son expérience en temps réel à des employés et à des candidats potentiels sur les réseaux sociaux. »

Et Alana, qu’a-t-elle à dire de cette occasion extraordinaire?

« C’était énorme et inspirant sur tous les plans. Je ne savais pas qu’on pouvait accomplir autant en dormant si peu, plaisante-t-elle. Pourtant, je me réveillais tous les matins heureuse de pouvoir recommencer. Je ne savais rien du travail d’un PDG, et je connaissais peu le secteur du recrutement et du placement de personnel. J’avais occupé cinq emplois dans ma vie, et je me retrouvais tout à coup aux côtés d’un PDG. » On peut visionner les vidéos d’Alana pour savoir à quoi ressemblait une journée dans sa vie.

Gilbert et elle se sont immédiatement bien entendus. « Il m’a traitée comme son égale, et nous avons tout de suite plongé tête première dans son horaire chargé. Nous avons rencontré des clients extraordinaires, discuté de leurs besoins et travaillé avec des employés de tous les services. Tout le monde était dévoué et motivé. »

Les employés d’Adecco ont fait forte impression sur Alana. « Ils sont des gens chaleureux et accueillants. J’ai aimé rendre visite aux clients et en apprendre plus sur les services qu’offre Adecco. Il y a bien des fausses croyances, mais je l’ai vu de mes propres yeux : le secteur du placement de personnel est fascinant, et Adecco a à cœur ses clients et ses candidats. J’ai assisté à d’innombrables réunions sur le placement de candidats, et j’ai constaté à quel point on travaillait fort pour obtenir la rémunération et les conditions les plus avantageuses pour les candidats. »

Parmi les moments préférés de Gilbert et d’Alana : leurs discussions, en route pour des rencontres avec des clients, sur des questions touchant le secteur. C’est là qu’ils ont découvert que le fossé générationnel favorise les débats et la compréhension. « Gilbert et moi aimons tous deux être remis en question, être détrompés et constater nos erreurs de raisonnement, explique Alana. Cela a donné lieu à bien des conversations animées entre nous. Son parcours est fascinant, et c’est rare que j’aie l’attention complète de quelqu’un d’aussi expérimenté. Je crois que nous nous sommes poussés à voir le monde à travers les yeux de l’autre. » Alana s’exprime sur la façon dont les milléniaux et les baby-boomers peuvent s’aider à développer leur leadership dans ce  .

Gilbert ajoute : « J’ai apprécié nos débats. Alana remet en question toute personne avec laquelle elle travaille, et je n’y ai pas fait exception. Nous avons eu d’intéressantes discussions, et je suis content d’avoir créé un climat où elle se sentait à l’aise d’exprimer ses opinions. Ce fut révélateur pour nous deux. Le programme est conçu pour profiter à Alana, mais j’ai tellement appris moi aussi. C’est une rare chance que d’avoir quelqu’un assis à nos côtés, qui observe notre façon de travailler. Elle m’a aidé à me voir sous un autre angle, en apportant un regard extérieur. »

Qu’est-ce qui attend Alana, maintenant qu’elle a contribué à diriger pendant un mois le groupe canadien d’une multinationale? Elle est candidate, parmi 48 finalistes de partout dans le monde, au titre de PDG mondial pour un mois, ce qui lui permettrait de suivre Alain Dehaze, le PDG mondial du Groupe Adecco, et de toucher un salaire de 15 000 euros. Vous pouvez aider Alana à réaliser ce rêve, en vous prononçant sur vos candidats favoris. Il suffit de visiter cette page, de la faire défiler jusqu’en bas, et de choisir dix candidats.

« Je suis très fier d’Alana, conclut Gilbert. On l’a parachutée ici, et elle s’en est incroyablement bien tirée. Elle avait une connaissance un peu plus théorique du monde des affaires, et elle a pu en voir la réalité. Elle a fait preuve d’une assurance admirable, quand on considère tout ce qu’elle a vécu; elle a rencontré d’innombrables intervenants et participé à des discussions pragmatiques. D’avoir pu travailler aux côtés du PDG d’une grande entreprise, à son âge, c’est remarquable. »

 

Pour savoir comment votre entreprise pourrait participer à ce programme, communiquez avec nous à acsess@acsess.org.

Un terrain d’entente : réconcilier les milléniaux avec les baby-boomers

par Alana Couvrette, PDG pour un mois 2017

En 2025, les milléniaux représenteront 75 % de la main-d’œuvre à l’échelle mondiale . Étant donné cette projection, j’oserais avancer que l’un des défis les plus colossaux que notre société devra relever sera la réconciliation entre les milléniaux et une génération plus expérimentée, celle des boomers.

Les stéréotypes générationnels sont légion. Les experts soutiennent que les boomers sont vieux, ancrés dans leurs habitudes et technophobes. Les milléniaux, pour leur part, seraient des narcissiques incorrigibles, égoïstes et se croyant tout permis. Or, au lieu de nous accuser de tous les maux, nous aurions avantage à réfléchir de façon constructive et à nous efforcer de trouver comment combler ce fossé générationnel.

Il est vrai qu’on pourrait souhaiter un changement de mentalité à l’échelle individuelle, mais les idées d’avant-garde devraient surtout émerger au niveau macro, c’est-à-dire au sein des organisations. C’est dans les milieux de travail que la réconciliation des générations doit se produire. Les organisations doivent donc jouer un rôle prépondérant pour ouvrir la voie à sa réussite.

L’initiative PDG pour un mois d’Adecco appuie cet effort de réconciliation en abattant les silos institutionnels et hiérarchiques. D’un côté, elle permet aux milléniaux d’interagir directement avec les membres de la haute direction, ce qui lui donne l’occasion de puiser à leur savoir-faire et à leur vaste expérience. C’est donc un outil pour transférer la mémoire institutionnelle des baby-boomers aux jeunes générations.

De l’autre côté, l’initiative incite les hauts dirigeants à sortir de leur zone de confort et à accueillir des idées nouvelles. Dans un monde en constante évolution, les milléniaux peuvent aider les boomers à demeurer pertinents.

Cela dit, pour créer du changement, il n’est pas nécessaire de mettre sur pied des initiatives aussi élaborées que PDG pour un mois. On peut recourir à des idées très simples, comme un programme de mentorat ou des dîners hebdomadaires avec la haute direction afin de favoriser le dialogue entre les employés.

Nous ne devons pas poursuivre cet objectif simplement parce que « c’est la chose à faire ». L’union des générations repose aussi sur des motifs pragmatiques : l’investissement dans la construction de ponts intergénérationnels se traduira à terme par une culture du travail plus forte et plus efficace.

Notre avenir sera intergénérationnel. Pour y connaître du succès, il faudra – plus tôt que tard – mettre au point les bonnes stratégies organisationnelles.

[1] https://www.forbes.com/sites/workday/2016/05/05/workforce-2020-what-you-need-to-know-now/#3b1973c2d632

Les multiples facettes du PDG

par Alana Couvrette

D’accord, je l’avoue : avant de commencer l’aventure du programme PDG pour un mois d’Adecco Canada, quand j’entendais le terme « PDG », je pensais voitures de luxe, jets privés, accès exclusif à des événements tout aussi exclusifs, bref, à quelqu’un qui a le monde à sa portée.

Mais la réalité est bien plus complexe que ce qu’on voit dans les films. Je souhaitais prendre quelques instants pour réfléchir au rôle d’un PDG, en me basant sur mes expériences dans le programme. Un PDG est…

… un médiateur.
La vie d’un PDG n’est pas toujours chic. Il se trouve souvent pris entre deux feux dans des situations très difficiles, et doit savoir concilier des points de vue opposés afin que les parties puissent parvenir à un accord. Il a un don pour trouver un terrain d’entente.

… la meilleure personne pour résoudre un problème.
Le PDG est confronté à des problèmes des plus épineux, c’est-à-dire des dossiers qui n’ont pas encore été résolus et qui, avant d’atterrir sur son bureau, sont passés par plusieurs niveaux de gouvernance. Et non seulement règle-t-il des problèmes, mais il en crée aussi, de manière stratégique. En effet, les défis peuvent devenir source de croissance pour les personnes et les entreprises, et le PDG connaît le moment exact où il doit pousser et celui où il doit être plus prudent.

… un touche-à-tout, qui maîtrise tout.
Le PDG connaît son entreprise comme le fond de sa poche. C’est un généraliste expert, capable de passer d’un domaine à l’autre avec aisance et assurance, à un rythme qui peut être étourdissant pour la plupart des gens!

… un raconteur.
Le PDG a une histoire pour tout et ses récits servent à illustrer ses propos. Ayant porté plusieurs chapeaux au cours de sa carrière, il a des « vies antérieures » qui refont inévitablement surface. Par ses histoires, le PDG intéresse, inspire, motive et convainc ceux et celles qui l’entourent : il raconte ses débuts dans l’entreprise, communique ses valeurs et explique où il veut se rendre.

… le patron, mais pas nécessairement celui auquel on pense.
Le PDG n’est pas forcément inaccessible, ou quelqu’un autour de qui il faut marcher les fesses serrées. Il y a une multitude de styles de leadership, et aucun n’est meilleur qu’un autre; chaque PDG – homme ou femme – apporte des compétences uniques. À tous ceux et celles qui songent à assumer un poste de direction, retenez ceci : pour connaître du succès comme PDG, vous n’avez pas à faire comme votre prédécesseur.

… un mentor et un mentoré
Le PDG sait que le fait de mentorer des employés les aide à avoir du succès, ce qui se répercute sur toute l’entreprise. Or, ce n’est pas parce qu’un PDG se trouve au sommet qu’il n’a pas de modèle. Ils veulent tous suivre les traces d’un « héros ».

Alors que j’arrive à la moitié de mon parcours comme PDG pour un mois d’Adecco Canada, je tâcherai de garder en tête les qualités que je viens d’énumérer.

Le meilleur PDG est celui qui forge son propre chemin. Celui qui est unique et authentique.

Ma première semaine en tant que PDG pour un mois

par Alana Couvrette

Si vous avez 30 secondes…

Pendant ma première semaine comme PDG pour un mois d’Adecco Canada :
1. j’ai visité les succursales d’Adecco à Montréal et à Laval;
2. j’ai réseauté avec des clients lors d’un petit matin Lead;
3. j’ai dû poser une bonne centaine de questions au président d’Adecco Canada;
4. j’ai tourné une vidéo « 24 heures dans ma vie »;
5. j’ai assisté à une représentation de Volta, du Cirque du Soleil;
6. j’ai passé la moitié de mon dimanche dans un ascenseur (je suis claustrophobe… détails à venir).

Si vous avez cinq minutes…
Les étudiants comme moi sont habitués d’observer les grands patrons de loin. Disons-le franchement, les interactions avec la haute direction sont rares. Je me rappelle nettement m’être demandé, pendant mes stages précédents : « Mais qui travaille là-haut? Et qu’est-ce qu’ils font, au juste? » Ma curiosité a pris le dessus, et je me suis inscrite au concours PDG pour un mois.
Dès ma première journée, j’ai appris que Gilbert s’était donné un objectif ambitieux : visiter toutes les succursales canadiennes d’Adecco. Évidemment, je devais emboîter le pas. Je me suis donc rendue à celles de Laval et de Montréal, où j’ai rencontré le personnel, qui communique quotidiennement avec les employés. Ces rencontres furent enrichissantes; j’ai pu mieux comprendre ce qu’Adecco accomplit sur le terrain. La base de ses activités, bref. L’expérience fut complétée par un petit matin Lead au cours duquel j’ai pu réseauter avec certains clients et me familiariser avec le secteur des RH.

4.jpgAprès les visites de succursales, j’ai eu la chance d’assister à une représentation de Volta, du Cirque du Soleil (un de nos plus gros clients). J’en suis sortie ébahie par ce que peut faire le corps humain… Moi qui suis incapable de me toucher les orteils, j’ai vu des gens se mettre les pieds derrière la tête! Il faut que je trouve le temps de faire de l’exercice malgré mon horaire de PDG.
Cela dit, j’ai quand même eu le temps de me fixer une caméra sur la tête pour tourner une vidéo « 24 heures dans ma vie ». Restez à l’affût pour voir le résultat!

Bien sûr, j’ai aussi passé beaucoup de temps avec Gilbert Boileau. Aussitôt que j’ai mis le pied dans son bureau, il m’a fait travailler sur un projet. J’ai tout de suite su que le prochain mois allait être génial.
J’ai assisté à des appels et à des réunions, en plus de voyager avec Gilbert. Mais ce que j’ai préféré, c’était les moments entre ces appels et ces réunions. Comme je suis formée en administration publique et en sciences politiques et que je ne connais pas tout le jargon des affaires, Gilbert a gentiment pris le temps de m’expliquer certains termes. Nous avons également eu des discussions animées (oserais-je dire des débats?) sur l’industrie, le marché de l’emploi, et même la politique.

Vous ne le savez peut-être pas, mais comme PDG pour un mois d’Adecco Canada, je suis dans la course pour devenir PDG mondial pour un mois du Groupe Adecco. Vers le milieu de la semaine, on a annoncé le premier défi qui attendait les 48 candidats : un « elevator pitch »… dans un ascenseur. Vous ai-je dit que je suis claustrophobe et que j’ai peur des ascenseurs?

Je n’ai pratiquement pas vu la semaine passer, mais j’ai quand même veillé à immortaliser quelques moments (voir les photos ci-dessous). Je suis fin prête pour la deuxième semaine!


Si vous avez plus de cinq minutes….
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Votez pour la personne qui, selon vous, mérite de participer au camp d’entrainement mondial. Mais avant, allez voir mon « elevator pitch ». À vous de juger!