Conseils pour négocier le salaire de votre prochain emploi

Tout le monde a un salaire idéal en tête en commençant sa recherche d’emploi, mais votre expérience, votre poste et votre emplacement justifient-ils ce chiffre? Ce n’est pas toujours facile de trouver un juste milieu entre le salaire désiré et le budget de votre employeur. Alors, comment pouvez-vous vous assurer que votre emploi de rêve s’accompagne d’une rémunération concurrentielle? Notre guide de négociation d’un juste salaire vous donne quelques pistes.

Le processus d’entrevue est stressant, mais si vous avez réussi à faire bonne impression sur le service des RH, vous n’avez fait que la moitié du chemin. Après tout, à quoi bon obtenir l’emploi si votre nouveau rôle et vos nouvelles responsabilités ne s’accompagnent pas d’une rémunération juste? Les conseils qui suivent vous aideront à négocier un salaire à la hauteur de votre emploi de rêve.

Les faits en disent long

Pour être rémunéré à votre juste valeur, vous devez la connaître. Avoir un chiffre en tête ne suffit pas : justifiez-le en vous informant des échelles salariales dans votre marché.

Des sites comme Payscale.com, Glassdoor et le Guichet-Emplois du gouvernement du Canada vous donneront les échelles salariales d’emplois en fonction de l’expérience et de l’emplacement, en détaillant souvent les données d’entreprises similaires. Vous aurez ainsi une meilleure compréhension des normes de votre secteur. Le salaire n’est d’ailleurs pas seulement fonction du secteur et de l’expérience, mais aussi de la taille de l’entreprise et de la région d’emploi. Assurez-vous donc de consulter l’information qui correspond aux caractéristiques du poste.

Auto-évaluation

Évaluez d’un œil critique vos compétences, votre expérience et votre valeur par rapport aux autres candidats. En ayant une meilleure idée de votre position – au-dessus de la moyenne, égale à la moyenne ou en développement –, vous pourrez établir des attentes plus réalistes.

Consultez notre Guide salarial pour connaître les échelles salariales pour votre emploi, votre expérience, la taille de votre entreprise et votre emplacement.

Place à la négociation

Armé d’une auto-évaluation honnête et de données fiables sur les salaires dans votre secteur et votre région, vous êtes prêt à négocier un salaire reflétant votre valeur. Il est peu probable que vous perdiez une offre en demandant un salaire supérieur, mais si vous ne pouvez absolument pas courir ce risque, attendez que l’employeur aborde la question du salaire avant de renchérir délicatement.

Faites preuve de flexibilité

D’autres modes de rémunération peuvent vous servir de monnaie d’échange, comme une prime d’embauche, des congés, la possibilité de travail à domicile ou des évaluations semestrielles. Non seulement pourrez-vous ainsi établir un régime de rémunération plus avantageux et mieux adapté à votre mode de vie, mais vous démontrerez à votre futur employeur votre flexibilité.

Vous redoutez toujours la réaction de votre employeur potentiel? Réaffirmez à quel point le poste et l’entreprise vous enthousiasment à l’aide de phrases comme « J’ai très hâte de travailler ici » ou « Je vous remercie de votre offre ». Invitez ensuite l’employeur à considérer un salaire supérieur en vous appuyant sur vos compétences et votre expérience, ou sur les données du secteur.

Si vous recevez pour réponse un long silence ou une riposte en règle, ne la laissez pas ébranler votre confiance et votre enthousiasme! Selon une analyse de Salary.com, le fait d’éviter les négociations salariales peut coûter cher aux employés tout au long de leur carrière. Ce qui soulève la question à un million de dollars : accepterez-vous une rémunération inférieure à votre valeur?

Le blogue Lēad est une publication d’Adecco Canada. Trouvez et postulez votre emploi de rêve, ou obtenez des conseils de carrière de nos experts.

Les tendances observées en 2017 et leur impact sur la rémunération des travailleurs

Les changements survenus cette année dans le marché de l’emploi et ceux qui pointent à l’horizon nous révèlent une chose : suivre les tendances du marché et de la rémunération importe plus que jamais.

De manière générale, la situation de l’emploi au Canada s’est améliorée en 2017. Selon l’Enquête sur la population active menée en octobre dernier par Statistique Canada, « par rapport à 12 mois plus tôt, l’emploi a enregistré une hausse de 308 000 (+1,7 %), sous l’effet de l’augmentation de l’emploi à temps plein de 397 000 (+2,7 %) et de la baisse du nombre de personnes travaillant à temps partiel de 89 000 (‑2,5 %). Au cours de la même période, le nombre total d’heures travaillées a augmenté de 2,7 %. »

Cela dit, on ne peut nier que le marché de l’emploi au pays a connu son lot de changements en 2017. En effet, entre les efforts déployés pour hausser le salaire minimum, l’évolution du projet de loi 148 en Ontario, la mondialisation en marche, l’épineux dossier de l’ALÉNA et l’essor des travailleurs virtuels, l’impact que subit notre façon de travailler et d’être rémunéré est bien réel.

Hausse du salaire minimum
Le 1er octobre 2017, le salaire minimum a augmenté pour la quatrième fois en autant d’années. Il se situe désormais entre 10,35 $ et 13,60 $ à l’échelle du Canada. Et ce n’est pas fini : en Ontario, il passera à 15 $/l’heure d’ici 2019. Dans un tel contexte, il est crucial pour un employeur d’évaluer son effectif actuel et de formuler une stratégie de rémunération qui s’aligne sur l’inévitable hausse des coûts de la main-d’œuvre.

Projet de loi 148 : Loi pour l’équité en milieu de travail et de meilleurs emplois

Le projet de loi 148 a maintenant franchi l’étape de la troisième lecture, ce qui signifie qu’il est en voie d’être adopté. Son adoption entraînera des changements considérables sur les plans de la rémunération et des besoins en personnel en Ontario. L’un des éléments sur lesquels repose le projet est le fardeau financier qu’exercent les fluctuations de l’économie sur les ménages ontariens [1].

Voici quelques propositions du projet de loi :

  • Hausse du salaire minimum à 15 $/l’heure d’ici 2019
  • Exige un salaire égal pour les travailleurs à temps plein, à temps partiel, contractuels, temporaires et saisonniers
  • Droit à un horaire, à des vacances et à des congés d’urgence personnelle

Les économistes prédisent que si le salaire minimum devait atteindre 15 $/l’heure, l’effet se ferait indirectement sentir chez les employés dont le salaire se situe déjà au-dessus de ce seuil. Aussi, la hausse des salaires se traduirait par une augmentation, pour l’employeur, des dépenses liées à la paie comme les impôts, les avantages sociaux et les cotisations à l’assurance-emploi, au Régime de pensions du Canada et au régime de retraite de l’entreprise.

Mondialisation

La mondialisation est une tendance lourde qui bouleverse l’écosystème manufacturier canadien depuis plusieurs années. Les réductions de tarif, les accords de libre-échange, sans oublier les réductions de coûts en transport et communication, ont contribué au renforcement de cette tendance[2]. Les industries manufacturières au Canada ont dû composer avec une intense concurrence internationale, particulièrement au chapitre des importations provenant de pays en voie de développement, où les salaires sont très bas. L’augmentation du salaire minimum en 2017, tout comme ses futures augmentations, montre que l’écart concurrentiel n’est pas prêt de se résorber, bien au contraire; la tâche des entreprises manufacturières canadiennes en sera d’autant plus difficile.

En plus, l’Internet, les technologies et les réseaux informatiques facilitent l’impartition dans d’autres secteurs de l’emploi comme les affaires, les TI et le service à la clientèle. Il n’est pas rare, par exemple, de contacter le service à la clientèle d’une entreprise canadienne et d’être servi par un agent dans un autre pays.

La mondialisation n’épargne pas le marché canadien et, inévitablement, la rémunération du personnel des secteurs touchés.

Renégociation de l’ALÉNA

Le changement d’administration aux États-Unis en 2017 a entraîné la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain, ouvrant la porte à une augmentation des taxes frontalières pour les produits exportés aux États-Unis. Un tel changement serait majeur pour le commerce extérieur canadien; il nous forcerait notamment à conclure de nouveaux accords en Europe et en Asie, en plus de placer bon nombre de nos entreprises en concurrence directe avec les entreprises américaines[3].

Essor des travailleurs virtuels
Une des tendances croissantes de l’emploi en 2017 est celle des travailleurs virtuels, qui, grâce aux plateformes en

Une des tendances croissantes de l’emploi en 2017 est celle des travailleurs virtuels, qui, grâce aux plateformes en ligne comme Freelancer.com et UpWork, créent des profils, vantent leurs compétences et offrent leurs services partout sur la planète. Ce courant est d’ailleurs en voie de disperser aux quatre vents une variété d’emplois traditionnels comme l’adjoint administratif, le rédacteur et l’adjoint en marketing. En fin de compte, le fait de confier des projets à une main-d’œuvre meilleur marché augmente le bénéfice des employeurs et influe sur la rémunération.

Besoin d’aide pour élaborer un plan de rémunération qui tient compte de ces courants? Aucun problème, on l’a fait pour vous! Le Guide salarial 2018 d’Adecco vous offre un aperçu éclairé du marché canadien de la rémunération au moyen de données réparties par poste, province et taille d’entreprise.

Communiquez avec votre succursale Adecco pour recevoir un exemplaire imprimé gratuit ou restez à l’affut pour la sortie de notre Guide salarial 2018 en version numérique au début décembre.

Pour plus d’informations et d’autres articles, visitez  Ressources

 


[1] Bill 148: Fair Workplaces, Better Jobs Act, 2017, September 2017

http://www.occ.ca/wp-content/uploads/2013/05/Proposed-Changes-to-Ontarios-Employment-and-Labour-Laws-CANCEA-Final-September-2017.pdf

[2] Rapport final sur l’examen portant sur l’évolution des milieux de travail, chapitre 3, mai 2017

https://www.ontario.ca/fr/document/rapport-final-sur-lexamen-portant-sur-levolution-des-milieux-de-travail/chapitre-3-evolution-des-pressions-et-des-tendances

[3] Enquête sur la population active, octobre 2017
https://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/171103/dq171103a-fra.htm?HPA=1